Culture: L’almanach de Mars

Tous les mois, Jean Noël vous propose un almanach rempli d’informations intéressantes et parfois insolites. Vous pourrez, si vous le voulez, télécharger le document à la fin de cet article, ou le consulter au local.

LES GRANDES ÉTAPES DE L’HISTOIRE DE LA PERSE
(IRAN)

L’histoire de la Perse correspond en grande partie àcelle de l’Iran actuel. C’est l’une des plus anciennes civilisations du monde, avec plus de 2 500 ans d’histoire écrite.

À partir du VII° siècle, les armées arabes musulmanes renversent l’empire et la Perse devient progressivement islamisée, cependant la culture perse survit et garde toute son influence dans les domaines de la poésie, des sciences et de la philosophie.

La dynastie des Safavides (1500-1736) fait du chiisme la religion officielle de l’Iran qui devient un état iranien unifié. La ville d’Ispahan devient la capitale.

La période moderne menée par les Qadjars (1794- 1925) et les Pahlavi 1925-1979) marque le déclin jusqu’à la révolution de 1979 menée par Ruhollah Khomeini auquel succède Ali Khamenei récemment disparu dans les affrontements américano israélien face à la nouvelle république islamique d’Iran.

La perse a laissé une empreinte immense sur plusieurs plans :
*architectural avec Persépolis et Ispahan
*Poésie avec Hafez (les Ghazals)
*Sciences, Mathématiques et médecine
*Influence culturelle à travers le Moyen-Orient et en Asie Centrale.

Aujourd’hui, L’Iran est à un tournant historique de son histoire, marqué par une crise politique, une économie fragile, de fortes tensions régionales et une pression sociale interne intense. Son avenir pourrait aller d’une stabilisation limitée à une transformation profonde, selon l’évolution des forces politiques internes et des relations internationales.

UN PEU D’HISTOIRE : 1er mars 487 : Le vase de Soissons
 

Selon le chroniqueur Grégoire de Tours (539-594), Clovis, âgé de 20
ans et encore païen, avait pillé diverses églises, notamment à Reims.
L’évêque de la ville, identifié à Remi, le prie de lui restituer un vase
remarquable et le jeune roi des Francs, soucieux de lui plaire, le lui
promet. C’est ainsi qu’à Soissons, devant le butin rassemblé, il
demande à ses soldats la permission d’enfreindre l’usage, qui est de distribuer le butin par tirage au sort, en en restituant un lot. Mais l’un des soldats s’insurge et frappe de sa francisque le vase qui s’en trouve cabossé. Clovis ravale sa rage et restitue malgré tout le vase à l’évêque…

Quelques mois plus tard lors de la revue de ses troupes, Clovis qui
n’a pas oublié cet affront, se retrouve nez à nez avec ce soldat. Clovis le houspille vertement, ses armes ne sont guère entretenues. Le soldat se baisse, Clovis lui inflige le coup de hache fatidique. Grégoire de Tours présente le règne de Clovis Ier comme une évolution du pouvoir royal, conciliant tradition franque et culture romaine chrétienne afin de légitimer son autorité.

Au départ, Clovis tient son pouvoir de l’héritage paternel : le
royaume est perçu comme un patrimoine familial, selon la coutume franque. Roi parmi d’autres chefs francs, il étend son territoire par des alliances et par la force, incarnant un pouvoir fondé sur la guerre et la domination personnelle.
Cependant, dans des territoires profondément marqués par le
christianisme, l’appui de l’Église devient essentiel pour assurer la
loyauté des populations.

Pour Grégoire de Tours, évêque d’origine gallo-romaine, l’alliance
avec l’Église et l’adhésion progressive de Clovis à la culture
chrétienne romaine constituent l’aboutissement et la véritable
grandeur de son règne.

Ainsi, même orienté, son récit — notamment à travers l’épisode du
vase de Soissons — a durablement façonné la mémoire et l’identité
politique de l’époque.

Arc en ciel du printemps, année belle!

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