Tous les mois, Jean Noël vous propose un almanach rempli d’informations intéressantes et parfois insolites. Vous pourrez, si vous le voulez, télécharger le document à la fin de cet article, ou le consulter au local.
Pleine Lune:
29 Juin
Nouvelle Lune:
15 Juin
Quelle est cette petite bête dont on entend parler et qui nous tracasse parfois certains étés ?
En temps normal, les alizés (des vents tropicaux) soufflent d’Est en Ouest au-dessus de l’océan Pacifique, poussant les eaux chaudes de surface vers l’Asie et l’Indonésie. Lors des épisodes El Niño, le moteur se dérègle…
Les alizés s’affaiblissent considérablement ou changent de sens. L’immense réservoir d’eau chaude accumulé côté asiatique reflue vers l’est, venant stagner contre les côtes de l’Amérique du Sud. Cette immense « piscine d’eau chaude » à ciel ouvert libère une quantité colossale d’énergie. Elle perturbe la circulation des courants d’air et modifie le régime des pluies à l’échelle de la planète. Bien qu’El Niño atteigne généralement son pic en hiver, son développement dès le printemps et l’été redessine la météo de l’hémisphère nord à travers plusieurs effets clés : El Niño surchauffe globalement l’atmosphère terrestre. En été, cela favorise la formation d’anticyclones puissants et
stationnaires.
En Europe et autour de la Méditerranée, Cela augmente la fréquence et
‘intensité des dômes de chaleur, rendant les vagues de chaleur estivales plus précoces, plus longues et plus étouffantes. En Asie du Sud (Inde, Thaïlande) : El Niño perturbe et affaiblit généralement la mousson d’été. Le résultat est une combinaison dangereuse de sécheresses sévères et de températures extrêmes qui menacent les récoltes.
Pour l’hémisphère nord, un été sous l’influence d’El Niño est synonyme d’un climat mondial plus chaud, avec un risque accru de extrêmes thermiques (canicules) et un bouleversement géographique des zones de sécheresse et de pluies diluviennes.
Et surtout, n’oublions pas sa copine, la Niña qui est froide comme un glaçon…Étés pourris eperspective ! mais pas pour 2026 ! OUF
Rubrique d’expression
Haiku de Juin
Tours comme des arbres,
La pierre prie vers le ciel,
Rêve inachevé.
UN PEU D’HISTOIRE : Antoni Gaudí
Né le 28 juin 1852 à Ruidoms, Tarragone (Espagne) Décédé le 10 juin 1926 à Barcelone (Espagne)
Rares sont les artistes au style unique, immédiatement
reconnaissable. Antoni Gaudí est de ceux-là. D’une originalité folle
qui lui valut d’être regardé comme un excentrique, l’architecte
catalan sut aussi montrer une belle obstination pour donner jour
à ses rêves. Le chantier titanesque de la Sagrada Familia, à
Barcelone, est toujours là pour témoigner de ce talent à part…
Antoni Gaudí. Fils d’un chaudronnier, part s’installer en 1869 à
Barcelone pour assouvir sa passion, l’architecture. Malgré des
résultats médiocres, ce dandy blond finit par réussir ses examens en 1878, ce qui ne manque pas de laisser le directeur de l’école
dubitatif : « Nous avons accordé le diplôme à un fou ou à un génie.
Le temps nous le dira ». Gaudí commence sa carrière dans une ville en pleine mutation avec l’Exposition universelle de 1888. Gaudì se met au service d’architectes de renom, comme Joan Martorell grâce à qui il entre en contact avec le très fortuné Eusebi Güell pour lequel il imagine en 1886 un étonnant hôtel particulier. L’univers de Gaudì est riche d’influences entre gothique, Art nouveau et style hispano-mauresque, sans oublier la religion et la nature.
À côté des Casa Batlló (1904) ou Milà (1906), une entreprise sort du
lot : il s’agit d’une cité-jardin idéale d’une vingtaine d’hectares,
commandée une fois de plus par son ami Güell (1900). Partout, ce ne sont que formes et couleurs, reptiles et dragons construits à partir de rebuts de pierre et de débris d’assiettes.
Mais c’est surtout un autre chantier qui va marquer sa carrière et qu’il va vivre comme un engagement spirituel : celui de la Sagrada
Familia, à Barcelone. C’est un libraire et éditeur, Josep Maria
Bocabella, qui a souhaité créer une église expiatoire à la suite d’une épidémie de choléra, en s’appuyant simplement sur les dons des fidèles. Le premier projet ne plait guère à Gaudì qui ne va cesser au fil des ans de modifier structure et décor. Des moulages sont mis à contribution pour définir les multiples sculptures ornant les façades.
Tout doucement, son œuvre prend des dimensions gigantesques : le plus haut de ses 12 clochers culmine à 172 mètres et domine un
complexe de 4 500 m2, capable d’accueillir 14 000 personnes.
Mais Gaudì ne verra jamais la Sagrada Familia achevée : il meurt 3
jours plus tard, le 7 juin 1926, renversé par un tramway.




