Il est toujours intéressant pour notre Cercle de lecture de recevoir un auteur. La rencontre, ce lundi 8 décembre, avec Marie Kelbert a été particulièrement agréable. Pour son premier roman publié, « Le Buzuk », cette jeune autrice aux cheveux blancs et au regard malicieux nous a toutes séduites.
Nous étions une trentaine ; plusieurs d’entre nous avaient déjà lu ce roman à la fois drôle et profond, tendre et touchant. La participation de l’auditoire a témoigné de son intérêt.
Françoise a d’abord présenté Marie Kelbert, son parcours par rapport à l’écriture. Originaire de Bretagne, elle a choisi cette région comme cadre pour son roman, mais il n’est pas pour autant autobiographique. Après un bref résumé du récit, le débat s’est installé, très naturellement, avec les questions de Jacqueline, Geneviève, Lise, puis petit à petit avec toute la salle.
L’héroïne, Joséphine, alerte septuagénaire, veuve depuis deux ans, mère et grand-mère, a bien sûr été au centre de la discussion ; les relations intergénérationnelles aussi. Quant à son implication peu banale dans la lutte menée par de jeunes zadistes contre un sombre projet de golf sur le magnifique îlot Sainte Anne, nous avons toutes compris que c’était le point de départ de l’inspiration de l’écrivaine. Elle nous a expliqué combien elle avait été marquée, dans les années 2010, par la ZAD de Notre Dame des Landes…
L’humour de notre invitée- naturel et aussi, travaillé- sait à merveille contrebalancer dans son texte les sujets graves (l’arrivée de la vieillesse, le deuil, la préservation d’une nature si souvent menacée…).
Le choix, comme forme littéraire, du journal tenu par Joséphine à l’adresse de son mari décédé, rend la lecture très agréable.
Quant au teckel qui a donné son titre au roman, « Le Buzuk », son rôle n’est pas anodin, il sert de fil rouge dans la structure du récit.
Marie Kelbert a semblé, pour finir, heureuse que nous lui disions notre satisfaction : elle se démarque d’une production littéraire actuelle souvent très sombre ou très narcissique, pour notre plus grand plaisir
Les échanges ont continué, de manière fort sympathique, pendant notre traditionnel goûter : un bel après-midi littéraire !
Geneviève



