Vendredi 21 mai à 15h30, deux jeunes hommes inconnus, arrivent au local pour installer des projecteurs, décorer un fond de scène, …. s’activer pour le spectacle prévu une heure plus tard. Combien de chaises mettons-nous ? Pour l’instant peu de personnes sont présentes, mais petit à petit, le public arrive et s’installe. 16h30, tout est prêt. Une quarantaine de personnes ont pris place, le noir envahit la pièce, les projecteurs brillent: Alexandre Bernhardt entre en scène... Et c’est le début d’une prestation originale, intéressante, relatant « la tolérance » d’après un écrit de Stefan Zweig. L’artiste, Alexandre Bernhardt incarne tour à tour plusieurs personnages. Il est tout de noir vêtu, mais au son de sa voix ou de ses mimiques, nous savons qui prend la parole. Nous sommes au XVIè siècle à Genève, en présence de Calvin, théoricien du protestantisme qui mit en oeuvre durant 23 ans un projet politico-religieux radical. Pendant pratiquement une heure, il nous interpelle sur ce qu’est la tolérance, l’acceptation de la différence de l’autre, où se trouve la vérité, de quel droit condamner celui qui ne pense pas comme soi…? « Conscience contre violence » – Une éthique de la résistance, c’est le titre de ce spectacle magnifique d’un artiste talentueux, seul en scène, qui fait partie de la troupe du Théâtre des 3 oliviers de Toulouse. Merci à lui d’être venu nous rejoindre pour ce si bon moment artistique et riche en réflexion. Merci aussi à Thomas Rippe, celui qui a permis de diffuser ce spectacle. Nous avons été aussi très sensibles à la présence de Sophie Lamant, 1ère adjointe municipale, intéressée par la démarche. Et merci également à Emmanuel Vaksmann, correspondant de la Dépêche, pour sa présence en amont et pendant la pièce.


